Le Cartel s’oppose au financement forfaitaire obligatoire pour les généralistes

Le Cartel ( ASGB- MoDeS - GBO ) rejette fermement l’idée d’imposer un système de paiement forfaitaire aux médecins généralistes. C’est ce qu’indique le syndicat médical flamand ASGB dans un communiqué publié mercredi, en réaction à une carte blanche signée par les professeurs de médecine générale des quatre universités flamandes, parue lundi dans De Morgen.

Dans leur tribune, les universitaires affirment que le système actuel basé sur les prestations favorise les abus et doit être remplacé par un modèle forfaitaire. Une conclusion tirée, selon l’ASGB, d’un seul témoignage individuel d’une étudiante en médecine.

Le syndicat s’insurge contre cette prise de position : « Il ne nous semble pas que ce soit le rôle des universités de promouvoir un mode de financement particulier auprès des futurs médecins, encore moins d’en dénigrer un autre. Pas plus que ce n’est le rôle des syndicats médicaux d’assurer la formation des étudiants », souligne-t-il.

L’ASGB plaide pour le maintien de la liberté de choix en médecine générale : « C’est une richesse, à nos yeux, que deux systèmes coexistent – le forfaitaire et celui à la prestation – chacun avec ses avantages et ses inconvénients. Certains praticiens s’épanouissent dans l’un, d’autres dans l’autre, et cela nous paraît très bien ainsi. »

Le syndicat rappelle également l’existence d’un troisième modèle, la New Deal, issu des mêmes milieux académiques et largement repris par le cabinet ministériel. « Ce système aussi présente des forces et des faiblesses », estime l’ASGB.

À ses yeux, tous les systèmes connaissent leurs failles, leurs forces, mais aussi des abus. Le modèle forfaitaire ne fait pas exception, selon le syndicat, qui renvoie aux décisions judiciaires publiées sur le site de l’Inami à la suite de contrôles menés par la SECM.

« Il est essentiel d’éliminer ces abus, sans quoi aucun système de soins de santé ne peut tenir. Nous sommes à 101 % d’accord là-dessus – et nous tentons d’y contribuer, en tant que syndicat. Mais faire peser sur un seul système toutes les fautes et tous les abus des prestataires, c’est de la pure mystification », conclut l’ASGB.

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